Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

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Dossiers

Mise en ligne le 29-10-2021

11 septembre 2021

Traité de Francfort 11 septembre 2021

Les CONSEQUENCES du TRAITE de FRANCFORT COLLOQUE 11 septembre 2021

Hôtel de ville de Metz

11 septembre 2021


 

 

 

 

Les conséquences du Traité de Francfort

 

 

 

 

Il était difficile de ne pas évoquer cette année le 150e anniversaire du traité de Francfort du 10 mai 1871. Sollicitée à cet effet par le maire de Metz et président de l’Eurométropole, l’Académie nationale de Metz  a répondu favorablement à cette proposition, et a organisé le 11 septembre, à l’hôtel de ville de Metz, un colloque dans lequel huit intervenants (dont cinq académiciens) ont exposé divers aspects ayant trait aux conséquences de ce traité.

 

 

 


 

 

Le professeur Etienne François, invité d’honneur, a évoqué la question : « Le traité de Francfort : un passé oublié mais toujours présent », avant que Jacques Sicherman n’expose le point de vue d’un romancier prussien, Theodor Fontane, et Jean-François Thull la question complexe de l’option de 1871-1872. Grâce à  un riche diaporama, Christian Antoine nous a fait parcourir la nouvelle frontière le long des gares et des poteaux la délimitant.


Au cours de la session de l’après-midi, Eric Necker s’est attaché à montrer comment la presse illustrée et satirique française et allemande avait perçu le traité de Francfort, et Rolf Wittenbrock a analysé l’impact de la paix de Francfort sur les relations franco-sarroises entre 1871 et 1918.


Les deux dernières interventions ont étudié deux des conséquences à long terme du traité de 1871 : la question de l’université de Metz (Gérard Michaux) et celle de la cour d’appel de Metz (Marie-Agnès-Mirguet).

Une table ronde finale, animée par Jean-Pierre Jager, a su tirer les enseignements du colloque, qui a connu un beau succès, signant le retour de l’Académie sur la scène intellectuelle messine.


Les Actes en seront publiés au mois de mars 2022 par les éditions des Paraiges.

 

 

Francfort : mission remplie

 

 

« Plus on avance, plus l’héritage de Francfort est présent et complexe » a déclaré lors de son intervention d'ouverture l’historien Etienne François, invité d’honneur du colloque sur le Traité de Francfort organisé à Metz.


C’est donc pour faire connaître ce traité concluant la guerre de 1870-71, décidant pour 48 ans de l’appartenance nationale de l’Alsace Lorraine, inscrivant dans son sol, dans son esprit comme dans ses lois des caractéristiques spécifiques, que Pierre Brasme, président de l’Académie de Metz avait répondu à la proposition de François Grosdidier, maire de Metz.


Il n’est pas question ici de résumer la densité des interventions qui feront l’objet d’une publication sous forme d’« actes » du colloque le printemps prochain mais juste de relever deux ou trois éléments ou intonations. François Grosdidier par exemple qui dit en ouverture que « la Moselle doit à nouveau défendre sa place » et emprunte à  Alfred de Musset cette phrase issue de la confession d’un enfant du siècle : «  On ne sait pas, à chaque pas que l’on fait, si l’on marche sur une semence ou un débris ».


En se mettant dans les pas et les mots d’un romancier Allemand, Théodor Fontane, en découvrant les cartes postales ou les illustrations de presse de l’époque, en s’imprégnant de ce que furent la vie quotidienne et les relations entre Mosellans et Sarrois pendant ces années, en approfondissant les chiffres des optants comme des émigrants, c’est une approche plus intuitive et les éléments d’une synthèse personnelle qui ont été proposés par les intervenants.

 

Avec en point d'orgue, et pour conclure, deux communications d'une brûlante  ou potentiellement brûlante) actualité : la Cour d'Appel de Metz et aussi l'Université de Metz «  fille de la génération sacrifiée  de 1871 ? ».

 

 

 

 

 


Mise en ligne le 19-10-2021

11 juin 2021

Parution des MEMOIRES 2021

PARUTION des MEMOIRES 2021


Mise en ligne le 19-10-2021

13 avril 2021

Hôtel de BURTAIGNE. Position de l'Académie nationale de Metz

L'HOTEL de BURTAIGNE, QUARTIER GENERAL du DUC de GUISE en 1552 ?

 


 

L'hôtel de Burtaigne,

quartier général du duc de Guise en 1552 ?

 

 

La position de l'Académie nationale de Metz 

 (cliquer ici pour lire l'article)

 



Mise en ligne le 13-04-2021

22 mars 2021

L'ancrage régional de l'abbaye de Salival au XVIIIe s. (J.-P. AUBE)

L'ANCRAGE REGIONAL de l'ABBAYE de SALIVAL au XVIIIe s.


Mise en ligne le 13-04-2021

20 mars 2021

Hommage à André HENROT (1925-2020)

Hommage à André HENROT (1925-2020)

Messe en mémoire d’André Henrot


Église Sainte-Thérèse – 20 mars 2021

 

Il y a un an aujourd’hui, le décès d’André Henrot nous plongeait tous dans la tristesse. Vous bien sûr, ses quatre enfants, ses onze petits-enfants, ses trois arrière-petits-enfants, vous ses amis de tous horizons, mais aussi nous, ses confrères de l’Académie nationale de Metz, au nom de qui j’ai souhaité rendre un bref hommage à celui qui, depuis 1997, était des nôtres et en était devenu l’un des piliers, notamment comme trésorier entre 2006 et 2018, mais bien au-delà de cette fonction qui lui allait si bien et pour laquelle il semblait avoir été fait. Au début des années 2010, il avait été en même temps trésorier de la Conférence Nationale des Académies, lorsque Metz, avec Jeanne-Marie Demarolle, en avait assuré la présidence.

Cette tristesse était d’autant plus vive que, en raison des difficiles circonstances sanitaires et du confinement qui nous fut imposé par la force des choses, André ne put, comme de nombreux défunts de ces mois de pandémie, réunir autour de lui toutes celles et ceux qui auraient souhaité lui dire un dernier adieu chrétien.

Cet adieu et cet hommage, sa famille a voulu qu’ils aient lieu aujourd’hui, dans cette église qui était aussi la sienne, à laquelle il était plus qu’attaché et qu’il a contribué à faire vivre. L’Académie a souhaité y être présente. Comme le veut notre tradition, les prochains Mémoires de notre compagnie, qui seront publiés ce printemps, intégreront, sous la plume de son ami et notre confrère Robert Féry, un éloge que, toujours en raison des circonstances, celui-ci n’aura pas pu présenter oralement au cours de l’une de nos séances mensuelles.

Mon propos ce matin n’est évidemment pas de retracer la belle carrière professionnelle d’André Henrot, que beaucoup d’entre vous connaissent, mais de nous souvenir et de rendre hommage à l’académicien. C’est en 1997 qu’il a été admis au sein de notre compagnie comme membre correspondant. En 2003, il présente une première communication liée à sa spécialisation fiscale, en s’interrogeant sur une question qui est toujours d’actualité : « Pourquoi la fiscalité française est-elle si compliquée ? ». Deux ans plus tard, il présente ses réflexions sur le thème « Valeurs boursières, valeurs comptables », et en 2010 s’interroge et nous interpelle sur « La philosophie de l’impôt ».

À travers ces contributions, toujours passionnantes malgré leur caractère pointu, André savait révéler de manière simple et audible ce qui peut nous sembler aride et très complexe si l’on s’en tient aux textes législatifs et administratifs, toujours rébarbatifs. Peut-être appliquait-il, de manière naturelle, cette célèbre évidence de Nicolas Boileau dans l’Art poétique : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». Ne disait-il pas, concluant sa communication sur la fiscalité : « Il faut éviter le perfectionnisme vers lequel tendent trop souvent les rédacteurs des textes fiscaux. Mieux vaut un texte simple qu'un texte si complexe qu'il en devient inapplicable. »

Au-delà du spécialiste de ces questions financières, au-delà de l’excellent trésorier qu’il a été durant douze ans, André Henrot était l’ami de tous, et s’intéressait à tout. Il était non seulement assidu à toutes nos séances, auxquelles il se rendait souvent à pied, malgré, au cours des dernières années, ses difficultés à se déplacer, mais il participait aussi aux travaux de la commission urbanisme et patrimoine. Il intervenait régulièrement dans les débats, et il était d’une parfaite écoute. Il se faisait aussi un plaisir à participer, dans la mesure de son possible, aux sorties et voyages de l’Académie.

Le souvenir que gardent de lui ses confrères, c’est aussi, et peut-être surtout, une grande bienveillance, tout à fait dans notre esprit confraternel. Il était un homme courtois et discret, avec qui il était toujours agréable de bavarder de choses et d’autres. Il aimait, chacun s’en souvient, s’asseoir dans le bureau de notre secrétaire, et de sa voix si particulière distiller un conseil, donner un avis, rappeler une anecdote. Celles et ceux qui l’ont connu bien avant moi pourraient en dire davantage, mais j’ai fréquenté André Henrot suffisamment longtemps pour l’apprécier et vous dire que depuis un an nous le regrettons au plus haut point.

André avait une vraie élégance, et une forme noble de ce que j’appellerai « vieille France ». André incarnait une certaine image de l’Académie, et celle-ci se reconnaissait dans sa personne, dont je dirai qu’il était, à tous les sens du terme, « une belle personne ».

Tout cela faisait qu’il était un homme profondément attachant, un « grand monsieur », qui restera dans la mémoire de l’Académie, et que nous saluons ici une dernière fois.

 

Pierre Brasme

Président de l'Académie nationale de Metz


 

 

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