Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

L'UTILE - devise de l'Académie depuis 1760

Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 07-04-2017

6 avril 2017

Séance mensuelle jeudi 6 avril

SEANCE MENSUELLE 6 AVRIL 2017

Communications de :

 

Pierre LABRUDE

 

L’apothicaire Jean-Baptiste Thyrion (ca 1720 – ca 1800),

 le premier véritable chimiste de Metz.

 

  

  

  

 

 

Catherine BONICHOT

 

 Le notaire à l’opéra.

Du 17ème siècle jusqu’au début du 19ème siècle, le notaire est souvent présent dans l’opéra buffa.

Mais à quoi sert ce personnage, dont le caractère théatral ou spectaculaire n’est guère évident et qui n’apparaît que pour faire son métier : recevoir un contrat de mariage, une donation, un testament. Quoi de moins théatral ?

Le plus souvent il n’a pas de nom, il est seulement «  le notaire ». Il chante peu, parfois il ne parle même pas.

Est-il condamné à jouer « les utilités » ? Ou est-il indispensable au bon déroulement de l’intrigue ?

Les opéras célèbres comme Cosi fan tutte de Mozart, la somnanbule de Bellini, la Chevalier à la Rose de Richard STRAUSS ou Gianni SCHICCHI de Puccini, le Barbier de Séville de Rossini mais aussi bien d’autres moins connus nous montrent que le notaire d’opéra, présenté comme un personnage et non comme une personne est indispensable.


Mise en ligne le 30-03-2017

2 mars 2017

Séance mensuelle du jeudi 2 mars

SEANCE MENSUELLE JEUDI 2 MARS

Communications de :

 

 

Pierre-Edouard WAGNER,membre titulaire

 

Le lutrin de la cathédrale

 

Un aigle lutrin est signalé à la cathédrale de Metz, au milieu du chœur des chanoines, avant le milieu du XIIIe siècle, peut-être dès avant 1105, voire depuis la consécration de la cathédrale achevée par Thierry II, vers 1040. Il est remplacé dans le 3e tiers du XVe par un double pupitre dont la commande est passée par le chapitre à « Maistre Peltre » sans doute un fondeur mosan ; Son mauvais état constaté en 1785, entraine sa disparition peu après. Il n’est pas remplacé avant la Révolution. Après le rétablissement du culte et du chapitre de la cathédrale, acquisition est faite à Luxembourg en 1804, du lutrin réalisé en 1724 pour le Munster de Luxembourg, supprimé en 1796.

 

 

 

 

 

Monique SARY,membre titulaire

 

Bonne et mauvaise fortune de Monsu Desiderio.

Un exemple littéraire

 


Mise en ligne le 30-03-2017

2 févier 2017

Séance mensuelle du jeudi 2 février

SEANCE MENSUELLE JEUDI 2 février

Communications de :

 

 

Marie-Antoinette Kuhn, membre titulaire 

 

Un maître verrier naborien :

Arthur Schouler à l’abbatiale de Saint-Avold

 

Arthur Schouler, maître verrier naborien, a su dans les années 60 illuminer avec ses vitraux l’ancienne abbatiale Saint Nabor devenue église paroissiale de Saint-Avold. Ses réalisations se distinguent par une approche originale tant dans la distribution de l’iconographie que dans l’utilisation et le traitement des formes et des couleurs employées.

 

 

Laurette Michaux, membre titulaire 

 

Cinquante ans d’action sociale en Moselle :

 l’AMLI (1965 – 2015

    

L’AMLI est née en pleine période des Trente Glorieuses dans la « vallée usinière de la Fensch » pour  gérer des foyers de travailleurs migrants de la sidérurgie, des hommes privés de famille sur place. La présidence en a été assurée durant quarante ans par la même personne, Maurice Becker, son fondateur. Les foyers gérés par l’AMLI se multiplièrent dans tout le département tandis que l’appui de la SOLLAC allait s’effritant.

 

Depuis 2006, l’association est entrée dans le giron du groupe Batigère et un directeur unique coiffe à la fois l’AMLI et la société d’HLM, Présence-Habitat. Deux axes se dessinent depuis lors : d’une part rénover et améliorer le parc immobilier, qui s’étend sur tout le département et même au-delà, et d’autre part établir des parcours ponctués d’étapes pour permettre aux réfugiés et aux personnes en grande précarité d’accéder à l’indépendance sociale.

 

En 50 ans, l’Association Mosellane pour le Logement des Isolés est devenue l’Association pour l’Accompagnement, le Mieux-être et le Logement des Isolés. Avec plus de 170 salariés, elle fonctionne aujourd’hui comme une entreprise sans but lucratif au service des personnes isolées, des accidentés de la vie et des réfugiés. C’est par milliers que se comptent chaque année le nombre des personnes de tous âges, des deux sexes et de toutes origines qui reçoivent un hébergement et un accompagnement assurés par l’association.


Mise en ligne le 06-02-2017

20 décembre 2016

Séance mensuelle de rentrée : jeudi 5 janvier 2017

Séance mensuelle 5 janvier 2017

Communications de

 

M. Jean-Éric IUNG, membre titulaire

 

1709

Nourrir la troupe ou perdre la guerre :

le service des étapes dans les Évêchés et en Lorraine.

 

A la fin du règne de Louis XIV, le service des étapes, progressivement mis en place sous le règne de Louis XIII pour nourrir les troupes en marche entre garnisons ou entre garnisons et armée en campagne, fonctionnait de manière régulière sur la base de traités conclus avec des étapiers généraux. Ce service était devenu une nécessité du fait des effectifs concernés et du poids qu’ils faisaient porter aux sujets du roi (l’armée de campagne de Louis XIV, à la fin du règne, comptait 7 fois plus d’hommes que celle de son grand-père en 1610, alors que la population du royaume n’avait pas augmenté de plus 15 à 20% en 100 ans). En lien avec les autorités locales, chargées au niveau de villages assez modestes (Maizières-lès-Vic) autant que dans les grandes villes (Metz, Verdun) du logement des gens de guerre (gîte, couvert et feu), les étapiers locaux assurent les livraisons de pain (734 g par fantassin et par jour), de viande et de boisson alcoolisée aux fantassins, cavaliers, dragons, gendarmes et à leurs officiers, selon un taux de distribution indexé sur les grades. Les régiments et bataillons entiers, les hommes isolés ou en groupes sortant de l’hôpital, les recrues et leur encadrement, les chevaux de remonte, les prisonniers de guerre et les troupes espagnoles et bavaroises alliées profitent du système, qui épargne les populations et, en temps de disette, sauve l’armée du désastre. C’est ce qui se passa en particulier en 1709, année terrible parce qu’elle suivit une année 1708 de sévère défaite militaire et de grave déficit de récolte, dont les effets furent aggravés par les deux gels successifs de janvier et février. Au moyen d’une dépense énorme, les 74 lieux d’étape permirent aux troupes de traverser le département de Metz sans rupture majeure et, en début d’année, de rétablir l’équilibre stratégique en Flandre.

 

 

 

 M. Christian PAUTROT, membre titulaire

 

 

 Les modifications climatiques du Pliocène aux temps actuels. 

 

Il est maintenant évident que la température moyenne du globe croît lentement depuis un siècle, entraînant diverses conséquences pour le moins inquiétantes pour l’humanité.

Divers moyens d’investigation sont exposés, qui ont permis de reconstituer l’évolution climatique au cours des derniers millions d’années. Il est maintenant évident que les périodes froides que nous avons subies lors des glaciations ne constituent pas la norme et que la terre a été le plus souvent beaucoup plus chaude qu’actuellement. Parmi les facteurs responsables de l’état du climat, les considérations astronomiques, l’albédo et l’effet de serre sont les plus importants et l’observation de leurs variations récentes montre que l’action anthropique est très négligeable par rapport aux variations naturelles. Si la prise de conscience récente de l’état lamentable dans lequel notre mode de vie consumériste a mis l’atmosphère et l’hydrosphère constitue les prémices d’une réaction salutaire pour la qualité de l’environnement,  il apparaît certain que l’homme, soi-disant tout puissant ne pourra en aucune manière modifier l’évolution géologique du climat à l’aube d’une période interglaciaire.


Mise en ligne le 09-01-2017

1 decembre 2016

Séance mensuelle jeudi 1er décembre

SEANCE MENSUELLE jeudi 1er décembre 2016

Communications de  :

 

 

Denis SCHAMING, membre associé libre

 

 Après la réforme territoriale :

où en est la Lorraine ? 

 

En cinq années, de 2010 à 2015, chevauchant deux quinquennats, le législateur via quelques textes fondamentaux, a profondément modifié le paysage institutionnel français.

Régions, départements, intercommunalités, pays, communes... chaque strate a vu évoluer ses compétences, voire son périmètre et son organisation.

De telles évolutions ne se réalisent pas sans interrogations majeures.

Parmi ces interrogations, celle de l'articulation entre territoires ruraux et urbains est au cœur des réflexions, le risque majeur étant que les regroupements urbains concentrent les richesses et le développement et laissent de côté les territoires les plus fragiles, en particulier les territoires ruraux.

L'objet de cette communication est de proposer un point de situation appliqué à la Lorraine sur ce bouleversement institutionnel, faussement qualifié d'étape de décentralisation.

Comment s'est constituée cette nouvelle région tout récemment baptisée Grand Est

Comment s'organisent les territoires en son sein? Que devient une Lorraine ainsi mutualisée  dans un ensemble qui représente le double de la Belgique? Comment, en particulier, sauvegarder une forme d'unité et de solidarité entre territoires lorrains face aux défis de demain ? 

Le format d'une communication ne permet pas de répondre à toutes ces questions mais 

permet de tracer des perspectives et de donner des repères pour approfondir la réflexion.

 

 

Robert FERY, membre titulaire 

 

 Chagall :

les douze fenêtres de la synagogue du Centre médical

de l’Université hébraïque Hadassah à Jérusalem.       

 

Après avoir réalisé les trois lancettes et la rosace de la seconde fenêtre du déambulatoire nord de la Cathédrale de Metz (dit vitrail blessé), Marc Chagall fut contacté par la présidente de l’Association américaine de confession israélite Hadassah pour réaliser les 12 vitraux de la synagogue du centre médical Haddassah à Jérusalem.

Chagall mit deux années pour réaliser ces 12 vitraux qui illustrent les bénédictions que fit le patriarche Jacob à ses douze enfants avant de mourir et qui se trouvent dans la Bible en Genèse 49, 1-17. Il s’inspira aussi des bénédictions de Moïse aux douze tribus avant leur entrée en Terre Promise (Deutéronome 33).

Charles Marcq qui réalisa ces vitraux à Reims écrivit : Chagall pénétrait dans la lumière et la couleur pour l’habiter, la magnifier, l’exalter. (…) Il prenait un soin méticuleux à bien reproduire les textes qui circulent à travers chaque fenêtre par souci d’exactitude et de respect pour ceux qui les liraient. » ( L’Art Sacré, Chagall, Juillet-Août 1961)


 

 

Académie nationale de Metz - 20 en Nexirue - 57000 Metz - Tél. 0387752973 / Fax 0387755635 - academiemetz@numericable.com

© Académie nationale de Metz - 2011 - Tous droits réservés

Conception et réalisation Bialec