Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

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Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 06-04-2018

5 avril 2018

Séance mensuelle jeudi 5 avril 2018

SEANCE MENSUELLE jeudi AVRIL

Communications de  :

 

Charles HIEGEL

Eloge de M. Yves Villard (1933-2017) 

 

 

 Arsène FELTEN, membre titulaire,

 

David Dietz, ingénieur patriote.

 

Le titre de cette communication est le libellé laconique de la plaque d’une rue de la cité SNCF, qui court entre la rue de la Marne et celle du 20e corps américain, à proximité du dépôt des locomotives de Metz-Sablon.  Ceux qui s’intéressent  au conflit franco-prussien de 1870 connaissent bien ce nom qui revient sans cesse lors du blocus de Metz. Mais résumer la vie de David Dietz a quelques mois intenses serait réducteur. Alors qui était réellement cet ingénieur patriote ?

Quatre décennies de recherches de « bordures » vont essayer d’illustrer la vie d’un cheminot qui mérite bien d’être remis en lumière.

 

 

 

Jacques CALLANQUIN, membre titulaire

 

La valeur insoupçonnée de l’acte pharmaceutique.

 

L’acte pharmaceutique implique de la part du pharmacien une vérification rigoureuse des médicaments à dispenser, de l’absence de contre-indication dans leur association ou avec le traitement en cours, ainsi que de leur conformité à l’état du patient. Cette vérification n’étant pas perceptible, l’utilité du pharmacien est d’autant plus contestée que sa marge commerciale pèse dans les dépenses de santé dont il est primordial de diminuer le montant. Cette situation inconfortable s’éclaire par l’histoire de la pharmacie et plus particulièrement par la disparition de la préparation magistrale au profit de la spécialité pharmaceutique. Si, au fil du temps, les pharmaciens ont su s’adapter aux progrès de la science, il reste dans l’acte pharmaceutique une part d’incertitude et d’interprétation, diversement maîtrisée suivant leurs compétences et leurs consciences par les officinaux. L’apparition aux États-Unis d’une pharmacie tenue avec succès par un robot pourrait bien mettre un terme aux polémiques et laisser présager l’effacement du pharmacien d’officine « comme à la limite de la mer, un visage de sable ».


Mise en ligne le 03-04-2018

1er mars 2018

Séance mensuelle jeudi 1er mars

SEANCE MENSUELLE jeudi 1er mars 2018

Communications de  :

 

Jean-Claude LAPARRA, membre titulaire 

 

 

Une activité militaire improbable : l’archéologie en temps de guerre.

L'exemple allemand en Lorraine 1914-1918

 

Durant la Grande Guerre, la réalisation de fortifications de campagne et d’installations à but militaire conduisent à la mise au jour de trouvailles voire de sites archéologiques. Ces travaux qui ont lieu – dans les deux camps adverses - sur des kilomètres de profondeur, entraînent le déplacement de millions de mètres cubes de terre, de sable et de pierres. Des sites archéologiques sont alors découverts tout au long du front ouest et, pour la plupart, fortuitement. Mais des circonstances amènent que des travaux soient effectués sur des sites archéologiques déjà connus.

Il est impossible de brosser un tableau complet du sujet que constitue l’archéologie pratiquée par les militaires durant la Grande Guerre. Seules seront évoquées les découvertes du côté allemand en Lorraine - treize d’importances diverses -, ce qui paraît être un exemple de réussite au plan quantitatif.  Mais, à l’exception de deux dans la Meuse et d’une en Meurthe-et-Moselle, elles n’ont pas fait beaucoup progresser les connaissances historiques. On peut néanmoins estimer qu’elles ont, globalement, concouru à l’enrichissement culturel au même titre que celles réalisées en temps de paix.

Si les informations concernant ces découvertes et les trouvailles correspondantes ont été transmises, c’est qu’elles ont dû être considérées à l’époque comme relevant d’un patrimoine universel. Dans certains cas, ces découvertes et les éventuelles fouilles qui ont suivi n’ont pas forcément donné lieu à une exploitation ; dans d’autres, elles ont été incluses dans des publications immédiates ou postérieures. Toutefois, elles n’ont pas toujours échappé à leur valorisation par la propagande pour faire oublier les importantes destructions causées par l’armée allemande, notamment à Louvain et à Reims en 1914.

 

 

 

 

Christian JOUFFROY, membre titulaire 

 

 

Éloge du forceps.

Propos d’un accoucheur du siècle dernier.

 

Quand le vieil accoucheur hésite à qualifier son instrument médical fétiche : s’agit-il d’un simple outil ou d’une œuvre d’art moderne ? Depuis l’invention du forceps au XVIIe siècle, les plus illustres obstétriciens n’ont cessé de le perfectionner. Malgré cela, l’usage se perd dans nos maternités. On oublie les vies qu’il a sauvées. Médias et juges se liguent pour son déclin. Et pourtant, qu’elles sont douces, élégantes et harmonieuses, ces formes de métal qui ont su se tordre et se modeler pour aider et protéger nos femmes et nos enfants.

 


Mise en ligne le 27-02-2018

01 février 2018

Séance mensuelle jeudi 1er février 2018

SEANCE MENSUELLE jeudi 1er février 2018

communications de :

 

Jacques SICHERMAN, membre titulaire

 

L'eau, don du ciel ou bien marchand ?

 

Le prix de l'eau est l'un des thèmes  que l'on voir réapparaître régulièrement, avec l'idée sous-jacente que, cet apport de la nature, par ailleurs fluide indispensable à la vie, devrait être gratuit.

Et l'impression domine que c'était le cas par le passé. Mais la gratuité n'était en réalité qu'apparente, car il fallait aller chercher l'eau là où elle était disponible, et c'était souvent difficile, même si parfois  des ouvrages publics permettaient de rapprocher la ressource de ceux qui s'y approvisionnaient. Le soin de se la procurer pouvait être confié à des serviteurs, ou à des porteurs d'eaux, moyennant évidemment rémunération, et ne pouvaient se dispenser de cet effort, jusqu'à une époque récente, que les quelques privilégiés auxquels l'autorité régnante accordait une autorisation particulière de branchement sur les ouvrages d'amenée du précieux liquide.

Ce n'est donc que récemment, par le double mouvement des possibilités offertes par le progrès technique, et d'un rejet de toute forme de privilèges, remplacés par un accès tarifé, mais accessible à tous, que l'on a pu voir se répandre dans les villes puis les campagnes, les réseaux d'adduction d'eau qui ont permis à ce qui était auparavant un avantage de quelques uns, une norme accessible à tous : le branchement particulier, généralisé  en France dans les dernières décennies du XX° siècle seulement.

L'eau est donc certes un don du ciel, mais c'est aussi un bien précieux auquel l'accès ne peut être généralisé, démocratisé, et une ressource dont le gaspillage ne peut être limité, qu'en en faisant supporter le coût par celui qui en bénéficie.

 


 

 

 

Elena DI PEDE, membre correspondant

 

Quel intérêt à lire la Bible encore aujourd’hui ?

 Questions et méthodes.

 

Fondement de la culture occidentale, la Bible est aujourd’hui l’un des « grands livres non lus » (U. Eco). Quel intérêt, en effet, à lire les vielles histoires qu’elle raconte dans une société de plus en plus ouverte et multiculturelle où une tradition (religieuse ou philosophique) n’est pas forcément meilleure qu’une autre ? Mais lire la Bible n’est pas seulement une question de croyants. En effet, si des penseurs, encore récemment, y ont nourri leur réflexion (par exemple Lévinas, Ricœur, Balmary ou Dolto), c’est probablement qu’ils ont compris que le but premier des écrivains de la Bible est de tenter de donner du sens à l’existence humaine. C’est ce que voudrait montrer cette intervention en commençant par expliciter que la manière de lire la Bible peut changer selon la position adoptée par le lecteur (qu’il soit juif, chrétien, intellectuel – croyant ou non) et que ce dernier peut la lire par intérêt ou par utilité. On montrera ensuite en quoi ce livre, à la fois étrange et étranger pour le lecteur contemporain, garde pourtant toute sa pertinence lorsqu’il s’agit de réfléchir aux grandes questions touchent l’humain et son être au monde.

 

 

 


Mise en ligne le 12-01-2018

02 janvier 2018

Séance mensuelle 4 janvier 2018

1ère Séance mensuelle de l'année 2018 : jeudi 4 janvier 2018 à 14h30

Eloge de M. Pierre ANDRE, membre honoraire,

 

par M. Charles HIEGEL, membre titulaire.

 

 

Communications de  :

 

    Marie-Anne VANNIER, membre associé libre,
    Eckhart et le Judaïsme,
     un dialogue interreligieux avant la lettre

 

 

Parfois laissé pour compte, le dialogue de maître Eckhart avec le Judaïsme n’en a pas moins été important, tant sur le plan de la vie que de l'oeuvre : Magister in Sacra Pagina, Eckhart a recherché l'hebraica veritas, ce qui l’a amené à prendre en compte toutes les ressources que l’exégèse lui proposait, dont celles de l’exégèse juive, et en particulier la méthode parabolique, héritée de Maïmonide qui est devenue pour lui une clef herméneutique. Sur le plan de la mystique, il a également mené un dialogue fécond avec Maïmonide par-delà les siècles, ce qui lui a permis de renouveler l’ontologie. Dans le domaine anthropologique, en lien avec le Judaïsme, il a proposé des figures qu’il est possible de revisiter aujourd’hui.

                               


 

 

Monique HECKER, membre associé libre,

 

 Le traitement de l’information locale

 

dans un grand quotidien régional.

 

En m’appuyant sur l’expérience personnelle acquise au long de 37 années passées à la rédaction du Républicain Lorrain, dont 27 dans les éditions locales de Nancy et de Metz, je me suis efforcée de retracer le parcours d’une information, depuis sa source jusqu’à sa publication : d’abord la recherche de cette information, qui ne vient pas toujours spontanément à vous, sa vérification, la nécessité de créer puis d’entretenir des contacts avec des personnes fiables à qui l’on peut faire confiance et qui vous font confiance, l’indispensable connaissance du domaine et du milieu dans lequel on intervient. Et puis bien sûr le travail d’écriture de l’article et les conditions dans lesquelles il s’exerce.

Mon intervention porte également sur la liberté du journaliste face à l’événement qu’il relate, aux personnes qu’il rencontre à cette occasion et face à la hiérarchie du journal. J’insiste enfin sur les relations qu’il entretient avec les différents membres de l’équipe rédactionnelle et sur l’aide précieuse qu’il peut trouver auprès d’eux.

 


Mise en ligne le 12-01-2018

07 décembre 2017

séance mensuelle jeudi 7 décembre

SEANCE MENSUELLE JEUDI 7 décembre 2017

Communications de :

 

 

Gilbert ROSE, membre titulaire

 

 Le pauvre flutiste, un "polar" à l’Académie.

 

 Le pauvre flûtiste... un "polar" à l'Académie... pourquoi pas ? Surtout si l'histoire authentique, s'est déroulée à Metz, où les personnages ont vécu,  et dont certains appartenaient à notre compagnie. Alors, si cette affaire criminelle n'a pas beaucoup d'importance sur le plan historique, puisqu'elle est oubliée, elle a néanmoins eut lieu, et si le déroulement des faits ne restera pas dans les mémoires, elle agrémentera pour un court instant l'attention des amateurs de ce genre de littérature... ou plutôt de faits divers...

 

 

 

 

Didier HEMMERT, membre associé libre

 

 

L’émigration de la Thiérache dans le Grand Est,

 fin XVIIe siècle-début XVIIIe siècle :

 

approche méthodologique.

  

Le conférencier propose de détailler une méthode d'approche d'un phénomène migratoire alors que les sources primaires sont défaillantes. Avec son collègue Alain Grouselle, il a dépouillé divers fonds d'archives pour rendre compte de la migration des gens de la Thiérache vers le Grand Est, la Sarre et le Palatinat à la fin du XVIIe siècle. C'est une recherche entreprise il y a 30 ans. Il a fallu croiser des sources nombreuses et variées (registres de catholicité, notariat, inventaires après décès...). Au bout du compte, il en est résulté une base de données informatisées conséquente. Elle a permis d'isoler - sous forme de fiches familiales - un corpus de migrants qui varie entre 3000 et 4500 individus. L'apport démographique des Picards en Lorraine est important sans être déterminant au point de renverser les équilibres linguistiques séculaires. Ce n'est pas une synthèse définitive mais un bilan intermédiaire qui sera dressé. Avec en toile de fond, la lancinante question de la pertinence d'une telle entreprise.

 


 

 

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