Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

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Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 05-02-2019

18 février 2019

Conférence Ch. Pautrot 18 fevrier

LE CLIMAT D'AUJOURD'HUI ET DEMAIN : que faut-il penser du réchauffement climatique ?

LE CLIMAT D'AUJOURD'HUI ET DEMAIN :

que faut-il penser du réchauffement climatique ?

 

 

conférence prononcée par Christian PAUTROT

 

par la section des Sciences l'Institut Grand-Ducal

dans le cadre de leur réunuion plénière de l'année 2019

le lundi 18 février de 18h30 à 19h30

à l'amphithéâtre de Centre hospitalier de luxembourg

2-4 rue Barblé , Luxembourg-ville

accès libre à la conférence

 

 

 

 

 

 

   

 

 


Mise en ligne le 05-02-2019

7 février 2019

Séance mensuelle 7 février

SEANCE MENSUELLE jeudi 7 FEVRIER

Communications de  :

 

M. Raymond Oliger, membre titulaire,

 

       « De vita et scriptis RP Livier Oliger, ordre des frères mineurs. »

       La vie, les écrits et la pensée d’un  savant lorrain méconnu.

 

Le RP Livier OLIGER est un savant lorrain peu connu dans sa région d’origine.

Né en 1875 à Schorbach près de Bitche, il quitte sa région des l’âge de 14 ans pour devenir un des plus éminents historiens de l’ordre des Franciscains.

Passant par le couvent de Fulda en Hesse, puis par Assise il rejoindra Rome.

Il est l’auteur d’environ 600 publications dont plusieurs ouvrages majeurs essentiellement consacrés à l’histoire mouvementée des courants théologiques qui ont traversé l’ordre des frères mineurs, ainsi que St François lui-même avait appelé ses disciples.

Titulaire de plusieurs chaires à l’Athénée pontifical et à l’université du Latran, il avait une réputation mondiale, non seulement pour ses nombreux écrits historiques, notamment sur la période du Moyen Âge, mais aussi pour ses thèses en faveur d’une approche scientifique de l’histoire.

Il a entretenu une importante correspondance avec les "Franciscanologues " célèbres de son époque, notamment avec P. Sabatier dont il a combattu l’approche que celui-ci avait de la personnalité et du rôle historique de St François.

Enfin, il fut avec un autre savant lorrain, le père Bihl, le fondateur de la revue "Archivum Franciscanum Historicum" universellement connue .

Il mourra à Rome en 1951, n'ayant revu la Lorraine qu’à de rares occasions, ce qui explique sans doute que, tout en étant mondialement connu à son époque, il demeure assez méconnu ici.

Justice lui est ainsi rendue par l’Académie nationale de Metz.

 

 

 

 

 

 Mme Jeanne-Marie Demarolle, membre titulaire,

 

 Construire un savoir documenté au XVIIIe siècle :

 

les inscriptions latines dans l’Histoire de Metz des Bénédictins.

 

 

Publié en 1769 le premier volume de l’Histoire de Metz a connu  une grande fortune historiographique après s’être bien mal vendu. Une grande partie de cette fortune auprès des historiens tient aux 25 planches riches de 132 dessins de vestiges antiques qui accompagnent le texte de nos lointains prédécesseurs. Parmi eux, 83 concernent des monuments inscrits : ils constituent ainsi le premier corpus épigraphique de Metz/Divodurum qui  alimenta les ouvrages sur la cité  antique pendant plus d’un  siècle. Il faut en effet attendre le travail d’un autre académicien messin, membre de l’Institut, Pierre-Charles  Robert (Epigraphie gallo-romaine de la Moselle, 1873-1883) puis la critique fondamentale de l’épigraphiste allemand Johann-Baptist  Keune en 1896 pour une remise en cause décisive du premier corpus.

La place donnée par dom François et dom Tabouillot à l’épigraphie participe d’un triple mouvement : celui d’une curiosité locale soutenue pour ce type de vestige antique dont témoigne  dès le XVIè siècle Philippe de Vigneulles ; celui du développement d’une histoire des villes dont  les inscriptions susceptibles  de faire connaître de hautes fonctions ou de grands personnages   légitiment la fierté et les prétentions; par-dessus tout enfin,  celui de la méthodologie des mauristes mise en œuvre par Montfaucon dans les sept volumes de L’Antiquité expliquée en figures (1715_ ?????) :  vestiges et artefacts,  tout   aussi indispensables que César ou Tacite pour écrire l’histoire, doivent bénéficier des  règles critiques mises au point pour les chartes médiévales.

Aussi les deux vannistes messins ont-ils suivi une démarche rigoureuse pour rassembler la documentation épigraphique, pour la traiter et pour l’exploiter. Malheureusement, l’épigraphie n’étant pas encore constituée en une discipline appuyée sur des règles critiques codifiées, dom Jean François et dom Nicolas Tabouillot n’étaient pas en mesure   d’authentifier les inscriptions (sur les 83, 60 sont des faux) . Une grande partie de leurs interprétations et donc de leur histoire de la ville  connaît nécessairement d’indiscutables limites. 

 

 

 

 


Mise en ligne le 05-02-2019

10 janvier 2019

Séance mensuelle du 10 janvier 2019

1ère SEANCE MENSUELLE de l'année 2019

Communications de :

 

 Patricia Gérardin, membre correspondant,

 

 

Les techniques de la gravure chez quelques graveurs lorrains :

 J. Callot, S. Leclerc, J.-B. Le Prince, Cl. Kieffer.

 

 

 

Pierre Bronn, membre titulaire,

 

Histoire et commémorations.

À propos des jubilés de la Réformation.

 

 

De la « boulimie commémorative » qui sévit en Europe, les protestants ne sont pas épargnés. Même si le protestantisme est pluriel un évènement fondateur est reconnu par tous, l’affichage des thèses contre les indulgences par Luther en 1517. Que s’est-il réellement passé à cette date ?  En revenant sur les modalités de célébration des Jubilés de la Réformation au fil des siècles, dans les pays allemands d’abord, plus tardivement dans les pays francophones, force est de constater que l’histoire a été souvent instrumentalisée pour servir des causes fort diverses. Le récent Jubilé de 2017  a-t-il échappé  à cet écueil ?


Mise en ligne le 05-02-2019

13 décembre 2018

Séance mensuelle jeudi 13 décembre

SEANCE MENSUELLE jeudi 13 DECEMBRE

Communications de  :

 

Jean-Bernard Lang, membre honoraire,

 

1914-1921 en Pologne et en Hongrie.

 Une des causes de l’obsession ethnique.

 

            Un abîme sépare les objectifs de la diplomatie du début de la guerre, en 1914, de ceux que, bon gré mal gré, les vainqueurs tentèrent de mettre en place 4 ans plus tard. C’est qu’entretemps deux évènements majeurs venaient de naître, la même année d’ailleurs, en 1917 : la révolution bolchevique en Russie et l’irruption sur la scène internationale d’une puissance désormais hégémonique, ou presque : les États-Unis.

            Deux utopies, l’une au service de la lutte des classes et de la création d’une patrie des travailleurs, l’autre au service des droits des peuples et de l’obsession de la liberté des mers. A chaque nation son état, à chaque état la liberté de commercer, tel était le credo américain.    Mais dans cette « Mitteleuropa », véritable mosaïque de langues, d’ethnies et de religions, comment faire pour rendre justice à chacun ? Les diplomates essayèrent avec plus ou moins de bonne foi et échouèrent piteusement comme on le vit 20 ans plus tard. Il en reste malheureusement des traces et certaines erreurs commises voici presque 20 ans expliquent un certain état d’esprit, une certaine mémoire installés dans ces pays, en Pologne et en Hongrie surtout.

 

 

 

 

 

 

Père Yves Ledure, membre titulaire,

 

De l’indifférence en matière religieuse.

 

 

          La notion d’indifférence en matière de religion apparaît au début du 19e s. Elle prétend décrire la situation religieuse issue de la Révolution française. Ainsi Lamennais en fait usage dans sin ouvrage « essai sur l’indifférence en matière de religion ».

          En s’appuyant sur la réflexion de Lamennais, on se demandera, entre autres, quelle est la pertinence anthropologique que véhicule cette dénomination.

 

 

 

 


Mise en ligne le 19-10-2018

8 novembre 23018

Séance mensuelle 8 novembre 2018

SEANCE MENSUELLE du 8 NOVEMBRE 2018

Communications de :

 

Philippe Brunella, membre associé libre,

 

Musée de la Cour d’Or,

un nouvel accueil pour quel avenir ?

 

 

 

 

 

 

Patrick de Villepin, membre correspondant,

 

« Tant que Metz ne sera pas libérée

 François de Villepin et la délivrance de Metz, novembre 1918 ».

 

En novembre 1918, le capitaine François de Villepin est le premier officier artilleur à entrer dans Metz, l’ancienne capitale de l’artillerie française. Une délivrance sans gloire dès lors qu’elle ne s’est pas faite par les armes. Mais une libération chargée en émotion pour un Lorrain dont la famille a dû opter pour la nationalité française en 1872. Ainsi s’accomplit le serment fait à son père dès l’âge de 11 ans : se lever tous les matins à 5 heures et se laver à l’eau froide tant que l’Alsace-Lorraine ne serait pas rendue à la mère patrie. 

Sorti dans la botte de Saumur, le jeune Saint-Cyrien est d’abord officier de cavalerie. Exilé en terre limousine, berceau de sa famille maternelle, il y trouve l’amour. Fiancé en mai 1914, il doit attendre novembre 1915 et une permission de trois jours pour se marier enfin. Grâce à sa Germaine et à une foi inébranlable, il survit dans l’enfer des tranchées. Gazé à Verdun, blessé au chemin des Dames, François est un meneur d’hommes. Soucieux d’économiser les vies humaines, il fait corps avec sa batterie. Son journal de marche le suit jour après jour.

Vie de garnison à Metz et carrière industrielle à Pont-à-Mousson parachèvent l’aventure et témoignent d’une fidélité constante à une lignée d’ancêtres, lorraine depuis le milieu du XVIIIe, messine depuis le début du XIXe siècle. 

 

Docteur en histoire, Patrick de Villepin est membre correspondant (depuis 1991) et prix d’histoire (2000) de l’Académie nationale de Metz. Tant que Metz ne sera pas libérée vient de paraître aux éditions des Paraiges. L’auteur sera présent au salon du livre d’histoire de Woippy les 17 et 18 novembre prochains.


 

 

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