Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

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Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 04-04-2016

2 avril 2016

Journée interacadémique du Grand Est 2 avril à Nancy

RENCONTRE DES CINQ ACADEMIES DU GRAND EST à NANCY

organisée par l’Académie de Stanislas

Samedi 2 avril 2016

au Musée des Beaux-Arts à Nancy

 

La rencontre des cultures latine et germanique

 

 

Programme :

 

Académie Nationale de Metz :

Monsieur Jean DAVID :

 L’interaction des cultures en contact chez quatre écrivains de langue allemande ayant grandi à Metz

 pendant la période de l’Annexion.

 

 

Académie de Stanislas :

Monsieur François ROTH:

La résistance de la culture et de la langue françaises en Lorraine annexée à l'Empire allemand

 

 

Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Alsace :

Monsieur Gabriel BRAEUNER :

Présence occitane dans l’Alsace du Saint-Empire :

Des moines de Conques à Sélestat (XI-XVe).

 

Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon :

Madame Christine LAMARRE :

La Bourgogne entre Empire et royaume (1477-1529),

les mutations d'une culture politique.

 

Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Besançon et de Franche-Comté :

Monsieur Joseph BARTHEN :

Théodor Fontane 

Un écrivain prussien à la Citadelle de Besançon

 

 

 

Visite du musée des Beaux-Arts

Accueil à l’auditorium du directeur, Monsieur Charles Villeneuve de Janti, Conservateur du Patrimoine - Présentation du musée.

 

Visite guidée de l’exposition :

 

Etienne Cournault, la part du rêve

 

Visite de la Collection Daum présentée par Monsieur François Le Tacon

La visite des collections permanentes est libre


Mise en ligne le 15-03-2016

3 mars 2016

séance mensuelle de jeudi 3 mars 2016

SEANCE M%ENSUELLE jeudi 3 MARS

Communications de :

 

M. Serge Perrine, membre correspondant,

 

Marie de Guise, reine des Ecossais

 

(1515 – 1560) 

 

Marie de guise (Corneille de Lyon – Scottish National Portrait Gallery)

 

 

Marie de Guise naquit le 20 novembre 1515 à Bar-le-Duc, et divers colloques viennent de commémorer le cinq centième anniversaire de sa naissance. Elle est moins connue que son frère François de Guise qui arrêta Charles Quint à Metz à la fin de 1552, ou que sa fille Marie Stuart dont le sort tragique a enflammé les esprits romantiques. Mais d’une certaine façon c’est la vie de la mère qui construisit le destin de la fille. Marie de Guise a été peu étudiée par les historiens pourtant « elle occupe une place qui, sans être centrale, se trouve au cœur des bouleversements politiques et religieux dans l’Europe du 16ème siècle». L’historienne Rosalind K. Marshall a longtemps fait exception. Elle a publié en 1973 un livre sur cette reine d’Ecosse dont le texte qui suit résume les grandes lignes. Elle le conclut sur ces mots « Marie de Guise fut aimée et admirée des français pour ses qualités personnelles et ses efforts patriotiques. Les protestants écossais la considérèrent comme un tyran cruel, déterminé à écraser leur religion. Les anglais respectèrent à contrecœur son courage mais se montrèrent déterminés à la renverser. Elle crut elle-même que sa mission était d'apporter l'ordre, la paix et la justice en Ecosse, quoi qu’il lui en coûte. » Après sa mort, le 11 juin 1560, l’Ecosse devenait protestante, Marie de Guise résista toute sa vie à cette évolution.  

 

 

 

 

 

M. Philippe Brunella, membre correspondant,

 

 Histoire d’une découverte majeure en 1895 à Sarrebourg :

 

le sanctuaire dédié à Mithra.

 


Mise en ligne le 19-02-2016

4 février 2016

Séance mensuelle 4 février 2016

SEANCE MENSUELLE DU 4 FEVRIER 2016

Communications  de :

 

 

Mme Germaine GOETZINGER, membre associé libre :

 

 Le Journal de Michel Welter,

 député et ministre socialiste

(1914-1916)

Le Journal de Michel Welter est un des documents historiques majeurs sur la Première Guerre mondiale au Luxembourg. Il est d’autant plus important que dans la mémoire collective, la Première Guerre mondiale est en retrait par rapport à la Deuxième et par conséquent assez mal connue. C’est un texte hybride, à mi-chemin entre le journal littéraire et le document politique qui évoque le positionnement marginal et précaire d’un pays coincé entre les nations belligérantes.

La conférence présente dans un premier temps le contexte historique à la veille de l’année 1914 ainsi que l’auteur du journal, le député et ministre socialiste Michel Welter. Depuis 1867, le Luxembourg bénéficie du statut de pays neutre. Cette neutralité non armée lui a été imposée par les grandes puissances européennes réunies à Londres, en réponse à la tentative de Napoléon III d’acheter le Grand-Duché. Or depuis 1890, la maison régnante est la dynastie allemande des Nassau-Weilburg et du point de vue économique, le pays a rejoint en 1842 l'union douanière allemande dont elle restera membre jusqu’en 1919.

Dans un deuxième temps, la conférence analyse les relations de Michel Welter avec le ministre d’État Paul Eyschen et la Grande-Duchesse Marie-Adélaïde. Si Welter reconnaît que l’objectif d’Eyschen est de garantir au Luxembourg la plus grande autonomie possible, il l’accuse non moins violemment d’irresponsabilité et d’inertie. Il reproche à Marie-Adélaïde que dans un mouvement d’opportunisme, elle ait reçu l’Empereur dans son Palais pour s’assurer sa protection et sauver son trône. Pire encore, il la soupçonne de vouloir instaurer le régime personnel et de se laisser instrumentaliser par la droite pour renverser le gouvernement porté par le Bloc de gauche.

La troisième partie traite des relations franco-luxembourgeoises. Bien que Michel Welter sache que bon nombre d’industriels et de curés ont une attitude proallemande, il reste persuadé que la majorité des Luxembourgeois sont francophiles. Comme ils aiment manifester leurs sympathies pour la France, l’ambassadeur allemand Wilhelm von Buch intervient plus d’une fois auprès d’Eyschen, afin qu’il intervienne. Or le gouvernement français en voulait à Eyschen d’avoir renvoyé l’ambassadeur français dès l’apparition des armées allemandes. Il désapprouve que les usines du bassin minier pourvoient les Allemands en fonte et en poutrelles. La France n’est donc nullement disposée à venir en aide au Grand-Duché. Non seulement elle fait bombarder la gare de Luxembourg et les aciéries du Sud du pays, mais elle prépare un accueil glacial à Henri Vannérus qu’Eyschen avait envoyé à Paris pour obtenir de la France l’accord pour importer des vivres des États-Unis.

 

 

 

M. Denis SCHAMING,membre associé libre :

 

 Jacques Thuillier, un bienfaiteur

de la Moselle et de la Lorraine.

 

 

La communication se propose de rendre hommage et de rappeler la mémoire d'une personnalité exceptionnelle du monde de l'histoire de l'art,récemment disparue : Jacques THUILLIER.

Brillant universitaire,intellectuel talentueux mais aussi collectionneur avisé et inspiré,peintre et artiste à ses heures perdues ,Jacques THUILLIER aura durablement marqué son temps ,livrant à la postérité un Traité sur sa discipline de prédilection et de nombreux ouvrages et catalogues qui feront autorité longtemps encore .

Jacques THUILLIER et son frère Guy sont aussi des donateurs particulièrement généreux .Leur geste a permis  à deux établissements muséaux lorrains : le Musée des Beaux Arts de Nancy et le Musée Georges de la Tour de Vic sur Seille de bénéficier de collections d'un grand intérêt artistique et historique ,renforçant du même coup la notoriété et le rayonnement international de ces deux Musées de France " .

 


Mise en ligne le 02-02-2016

7 janvier 2016

Séance mensuelle 7 janvier 2016

SEANCE MENSUELLE 7 JANVIER 2016

Accueil de deux nouveaux membres :

 

Mgr Jean-Christophe Lagleize, membre d’honneur

 

 et

 

M. Philippe Leroy, membre associé libre

 

 

 

Communication de M. Pierre BRONN, membre titulaire :

 

 L’hôpital Saint-André de Metz :

 

 initiative privée et service public

 

Les années 2012-2013 ont été marquées à Metz par une restructuration hospitalière  qui a amené trois des cinq établissements du centre-ville à s’établir en périphérie ; parmi eux l’hôpital Saint-André, fondé en 1956 par les Sœurs de Peltre. Cette congrégation, consacrée majoritairement à l’enseignement, qui animait déjà l’école d’infirmières de la Croix-Rouge, concrétisait à cette date un projet original, celui d’un hôpital-école, mieux d’une cité hospitalière, à la fois terrain de stage et lieu d’hébergement pour les élèves et les religieuses. A cette fin elle acquiert un ensemble d’hôtels particuliers du milieu du XVIIe siècle, qu’elle va réhabiliter pour lui conférer les fonctionnalités d’un hôpital, avant de procéder aux recrutements nécessaires de médecins et de soignants.

Durant le demi-siècle de son existence l’établissement doit faire face à des mutations incessantes. Enserré dans un quartier historique, il est confronté à la nécessité permanente d’étendre ses locaux pour faire face aux besoins croissants de ses des plateaux techniques et aux exigences de confort. La laïcisation du personnel bouleverse la gestion des ressources humaines. L’évolution sans précédent de la médecine lui impose la spécialisation de son activité pour le maintien d’un haut niveau de performances et la recherche de complémentarités notamment avec les hôpitaux Belle-Isle et Sainte Blandine. L’encadrement par les tutelles des ressources budgétaires et le renforcement des normes conduit enfin une restructuration hospitalière qui apparaît seule pouvoir répondre au maintien simultané de l’équilibre budgétaire et d’un équipement de pointe ; ainsi naissent en 2008 les Hôpitaux Privés de Metz. La conséquence en est la fermeture de Saint-André et le transfert de son activité sur le nouvel hôpital Robert Schuman, en y maintenant ce qui a fait sa force : ses valeurs humanistes et la réactivité de l’initiative privée au service du public.

 


Mise en ligne le 05-01-2016

10 décembre 2015

Séance mensuelle jeudi 10 décembre 2015

SEANCE MENSUELLE JEUDI 10 DECEMBRE 2015

Communications de

 

* M. Jacques SICHERMAN,membre titulaire

 

 

 Le public et les experts :

 un divorce inéluctable?

 

La méfiance grandissante du public vis à vis des experts est un constat que chacun peut faire, et que font aussi les sociologues. Elle rend laborieux et parfois même violents certains débats publics sur des questions d'infrastructures, de santé ou d'autres sujets. La communication présentée à l'Académie tente de repérer l'origine de l'élargissement considérable d'une fissure qui a toujours existé, mais dont Condorcet pensait que la généralisation de l'instruction publique permettrait de la refermer ; et elle fait apparaître à quel point il serait bien plus simple qu'il n'y paraît, de mettre à la disposition du plus grand nombre les outils d'analyse qui permettraient à chacun de se construire, avec l'aide d'experts, ses propres positions dans les décisions publiques qui le concernent, quand les sous-tendent des raisonnements scientifiques. Il ne faut pas abandonner l'ambition de Condorcet.

  

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* Mme Rosette CHONÉ, membre titulaire

  

 

Aldo Manuzio,

imprimeur-éditeur

et humaniste

 (1450-1515)

 

 Aldo Manuzio (1450-1515), est originaire de Bassiano, au sud de Rome. Après ses études de latin à Rome et de grec à Ferrare, universités où il a rencontré les érudits de son temps, Aldo nourrit de grands projets. D’abord précepteur des princes de Carpi, il ouvre une imprimerie à Venise et, s’entourant d’érudits de son temps, il fonde une académie afin de promouvoir l’étude et la publication de la pensée des Anciens,  celle des grecs en particulier. Ces hommes,  érudits venus de toute l’Europe, désirent faire connaître au plus grand nombre, la pensée humaine, sans distinction d’origine, de sexe ou de religion. Bien que située au coeur des guerres d’Italie que se font de nombreux princes d’Europe, Venise, sera le port d’attache de ces hommes de progrès. Ensemble, ils porteront plus loin l’invention de Gutenberg, en imaginant un nouveau format de livre et l’élégante écriture italique que nous utilisons encore aujourd’hui. Après la mort d’Aldo, son beau-père, ses amis et ses fils poursuivront un temps son œuvre. L’essentiel est qu’elle fût lancée.

 


 

 

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