Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

L'UTILE - devise de l'Académie depuis 1760

Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 20-05-2014

15 mai 2014

Séance mensuelle des académiciens : jeudi 15 mai 2014

 

 Communication de M. Emile-Pierre GUENEAU, membre associé libre :

 

Comment on construit l'image d'un quartier : l'exemple de Metz-Bellecroix.

La vision du géographe.

 

 

 

 

Communication de M. André NAZEYROLLAS, membre correspondant :

 

Le centre Pompidou-Metz :

projet politique, programmation

et impact sur la ville de Metz.

 

Première décentralisation en France d'un grand équipement culturel, le Centre Pompidou-Metz, dirigé par Laurent Le Bon, est l'oeuvre de Shigeru Ban, Architecte auquel a été décerné le Pritzker Price 2014.

Cette réalisation exceptionnelle, décidée en 2003, a été inaugurée en 2010 au terme de plusieurs années de préparation du concours, d'études et de travaux.

Des expositions importantes et nombreuses ( "Chefs d'oeuvres ? ", "1917", "Vues d'en haut", "Paparazzi", notamment ) , d'une grande qualité, ont contribué à un succés national et international.

Avec 2 millions de visiteurs en 3,5 ans, le Centre Pompidou-Metz est l'un des lieux d'exposition les plus fréquenté en dehors de Paris. Trois visiteurs sur quatre sont français et les étrangers, originaires d'Europe pour la plupart, viennent également d'Amérique du Nord (4%) et d'Asie (2%) .

Les retombées économiques sur le territoire sont à la mesure de cette fréquentation .

Le succés et l'audience du Centre Pompidou-Metz contribuent ainsi à valoriser  l'image de la Ville et de la Région et leur ouvrent de nouvelles perspectives de développement culturel et économique.

 


Mise en ligne le 22-04-2014

3 avril 2014

séance mensuelle des académiciens du jeudi 3 avril 2014

 

Communication de M. André PICOT d'ALIGNY, membre correspondant

 

Les Ladoucettes en lorraine

 

 

Après l’exposé des motifs du sujet choisi et des sources lorraines de la famille de Ladoucette , sont présentés six représentants de cette famille, membres de l’Académie de Metz pour trois d’entre eux, connus en Lorraine par l’histoire, la légende ou le rayonnement en médecine, en politique ou dans l’industrie, du XVIIIe au XXe siècle. Trois œuvres littéraires du préfet Jean-Charles-François de Ladoucette, écrites dans la première moitié du XIXe siècle, présentent ensuite quelques traits de la Lorraine, selon une variation de tonalités : la Moselle au XVIe siècle suer un mode romanesque, ce département et la ville de Metz dans l’Antiquité et au Moyen Age d’un point de vue historique, et, sur un ton épique et lyrique, le département de la Röer alors français à l’occasion d’un voyage en 1813 et 1814. La citation latine  « meminisse juvabit », inscrite en exergue du dernier ouvrage, est proposée en guise de conclusion, en relation avec le but de l’Académie : l’Utile.

 

 

 

 

Communication de M. Jacques SICHERMAN, membre titulaire

 

La participation du public aux projets d’infrastructure : progrès ou leurre ?

 

Il est désormais très largement admis que la participation du public à l'élaboration de projets d'infrastructures est une nécessité dans un pays qui se présente comme une démocratie ouverte, et cette nécessité est affirmée à la fois par des conventions internationales signées par la France et en droit Français, avec l'introduction progressive, depuis plusieurs décennies, de procédures destinées à le faire appliquer concrètement.

Mais la mise en œuvre de ce principe à travers des procédures concrètes introduites dans nos textes s'avère délicate et pas plus en France que dans d'autres pays pourtant réputés pour leur avance dans ce domaine, les difficultés inhérentes à son application n'ont été vraiment surmontées, comme le montrent les exemples connus de l'autoroute A32 en Lorraine, ou de l'aéroport de Notre Dame des Landes.

S'agit-il d'une simple question de méthode, avec des évolutions possibles vers une meilleure maîtrise de ces processus, ou simplement la mise en évidence que l'idée qu'une participation bien menée conduit à un consensus n'est qu'une illusion ? la participation du public est un moyen indispensable pour mieux éclairer la conduite des projets grâce à l'intervention de personnes concernées, mais y rechercher une nouvelle distribution des pouvoirs de décision sous couvert de ˝ démocratie participative ˝ ne peut que conduire à l'impuissance publique.

 

 


Mise en ligne le 03-04-2014

6 mars 21014

Séance mensuelle des académiciens : jeudi 6 mars 2014

 

 

Communication de Maître Catherine BONICHOT, membre correspondant :

 

Le notariat en moselle de 1870 à 1925 :

quel choix, pour quel avenir ?

 

Quelles sont les conséquences de l’annexion sur le notariat alsacien mosellan et son fonctionnement entre 1870 et 1925 ?

I – Le notariat alsacien mosellan après l’annexion

A)     Les conséquences pour les études et les hommes :

Principalement sur trois points :

- introduction de la non patrimonialité

- démission et départ massif des notaires : les modalités de leur indemnisation – installation de notaires allemands

- réduction du nombre des études dans les trois départements d’Alsace Moselle, encore perceptible aujourd’hui

B)      Les conséquences sur la rédaction des actes notariés.

II – Le retour de l’Alsace Moselle à la France

Ces conséquences pour le notariat

A)  A nouveau,  départ et démission des notaires

- la non patrimonialité des charges est maintenue

C)      La loi du 1er juin 1924 portant introduction du droit civil et du droit commercial français

La loi du 17 juillet 1925 qui concerne uniquement le notariat

Conclusion : l’avenir du droit local et du statut du notariat alsacien mosellan

Tant il est vrai que le droit local et le statut du notariat alsacien mosellan sont étroitement liés

 

Communication de M. Charles HIEGEL, membre titulaire :

 

Sous la main de la Nation : les bibliothèques

confisquées en Moselle sous la Révolution.

 

La Révolution de 1789 est marquée par un transfert sans précédent au profit de la Nation de bibliothèques privées, conséquence des différentes vagues de confiscations à partir de 1790 sur les biens des établissements religieux, des émigrés, des prêtres déportés et des condamnés à mort. L’objet de cette communication de présenter le résultat d’une étude menée sur les confiscations et la mise en œuvre des mesures législatives en matière de bibliothèques dans le cadre du département de la Moselle créé en 1790. Le département comptait alors un peu plus d’une soixantaine d’établissements religieux. Grâce aux inventaires établis par les municipalités on a pu établir une évaluation quantitative approximative en nombre de volumes pour 43 établissements, représentant environ 85000 volumes. A l’origine les bibliothèques confisquées demeurèrent dans les établissements religieux, mais au fur à mesure de l’évacuation des maisons et de la vente du mobilier, il fut nécessaire de les transférer dans des dépôts, désignés sous le terme de dépôts littéraires, ou au siège de l’administration des districts. A Metz, un premier dépôt pour les bibliothèques des maisons religieuse fut installé en 1791 à l’hôtel de l’ancienne intendance, puis un second en décembre 1792 à l’abbaye de Saint-Arnould pour les bibliothèques des émigrés et des prêtres déportés. La question de l’utilisation des bibliothèques confisquées resta en suspens jusqu’à la loi du 8 pluviôse an II (27 janvier 1794), qui instituait une bibliothèque dans chaque district. Celui de Metz décida en avril 1794 d’installer la bibliothèque publique dans le bâtiment où l’administration départementale avait ses bureaux depuis 1791, l’ancien hôtel du gouvernement, mais repoussa son aménagement à l’année suivante. Dans les autres districts l’établissement d’une bibliothèque ne fut pas une des priorités des administrateurs. Le district de Sarreguemines fut cependant le premier à mettre en place une bibliothèque en mai 1794. Avec la constitution de l’an III, promulguée le 22 août 1795, les districts furent supprimés au profit d’une nouvelle organisation territoriale, les municipalités de canton. Ce fut aussi la fin des bibliothèques de district. La question de l’utilisation de leur contenu se posa à nouveau. L’administration centrale du département de la Moselle décida en avril 1796 de réunir au chef-lieu du département toutes les bibliothèques des districts, mais faute de moyens la mesure ne fut que partiellement mise en œuvre. Seules les bibliothèques des districts de Longwy, Morhange et Thionville furent transférées à Metz entre 1796 et 1798. Celle de l’ancien district de Sarrelouis ne fut envoyée à Metz qu’en 1804. En revanche les bibliothèques des districts de Bitche, Briey et Sarreguemines disparurent dans des circonstances non éclaircies au cours du XIXe siècle. 

 

 


Mise en ligne le 10-03-2014

6 février 2014

séance mensuelle du jeudi 6 février 2014

 

 

Communication du R.P. Yves LEDURE, membre titulaire :

 

Sagesses d'hier et d'aujourd'hui

 

Il en va de la notion de sagesse comme celle de bonheur. Nous sommes face à une requête dont on comprend l’exigence mais dont il est difficile de préciser le contenu. De ce fait, les moyens pour atteindre le but restent aléatoires.

Par ailleurs la notion de sagesses n’est pas une réalité uniforme et immuable. Il faut la situer dans son développement historique et en fonction de la diversité des cultures. En ce qui me concerne, je m’en tiendrai à la culture occidentale héritée de la Grèce antique.

La notion de sagesse sôphia apparait au VIIe siècle av. JC dans le poème d’Hésiode La théogonie que l’on peut traduire par «  La naissance des dieux ». Dans ce poème Hésiode développe un monde d’existence de l’homme en interface avec le monde des dieux. La sagesse consiste à mettre en interaction philosophie et théologie pour rendre compte de la condition mortelle de tout exister humain. La philosophie en tant qu’amour de la Sophia, met, selon Platon, l’homme en interrogation de lui-même et de son destin. Cette interrogation postule le discernement, ce que Platon appelle apallagè, de ce qui relève de l’âme et de ce qui relève du corps, autrement du spirituel, l’immuable, et du corporel, l’éphémère. Est sage celui qui construit en lui la demeure de l’immuable, de l’éternel.

 

Communication de M. Arsène FELTEN, membre titulaire :

 

Evolution du réseau ferré mosellan de 1945 à nos jours

 



Mise en ligne le 10-03-2014

23 decembre 2013

séance mensuelle du jeudi 9 janvier 2014

 

 

Communication de M. Jean-François MULLER :


Brève promenade relativiste

 

Quand, impressionné par la beauté mathématique des équations de Maxwell, Einstein décida de prendre à la lettre la conclusion de Maxwell selon laquelle la vitesse de la lumière était une constante universelle, il n’y eut pas de réelles controverses. C’était dans l’air. En effet, les équations de Maxwell avaient été édifiées à partir des expériences de Faraday et rien ne permettait à l’époque de les mettre en doute.

Par contre, Einstein eut l’idée de définir deux axiomes : en premier lieu la lumière se déplace dans le vide toujours à la même vitesse quel que soit le mouvement de la source ou de l’observateur,  en second lieu on ne peut réaliser aucune expérience capable de mettre en évidence un mouvement absolu. Un des premiers paradoxes de la relativité restreinte d’Einstein réside dans le fait que la lumière s’éloigne de nous toujours à la même vitesse et que rien ne permettra de la rattraper, pas même une autre impulsion lumineuse.

A l’aide de deux « horloges à lumières » synchronisées, l’une sur le quai, l’autre dans le train, il apparaîtra que, vue du quai, l’horloge dans le train est ralentie par rapport à l’horloge de la gare. Ce facteur de ralentissement pourrait atteindre un facteur 2 si le train atteignait 90% de la vitesse de la lumière ! 

Sans calculs compliqués, le facteur de dilatation du temps sera expliqué et pour ce faire la ballade partira de Louvigny pour aller ensuite au synchrotron du « National Laboratory de Brookhaven » aux USA. Et s’il reste un peu de temps, un voyage aller-retour vers l’étoile  a du Centaure sera organisé à une vitesse proche de celle de lumière.

 

 

Communication de M. Jean-Louis JOLIN :

 


L'extension du musée de Metz (1970-1980)

 

Inauguré en 1839 le musée de Metz a été agrandi en 1872 puis en 1933. Mais c’est à Gérald Collot, conservateur depuis 1957 qu’on doit l’extension la plus spectaculaire qui tripla le nombre de salles. Dans un site particulièrement favorable qui contient à la fois l’énorme Grenier de Chèvremont et les vestiges des thermes Gallo-romains, il proposa de présenter, suivant l’ordre chronologique, l’évolution de l’architecture à Metz depuis l’antiquité jusqu’à son rattachement à la France.

 

Avec mon confrère Robert Ochs, je fus désigné par la Municipalité pour concevoir le projet d’extension du Musée et en diriger l’exécution. La gestation fut longue, difficile, parfois douloureuse.

 

La conception s’échelonna sur cinq ans (1970/1975). À partir d’un programme à la fois précis et flou, il fallait trouver un enchaînement de salles aux volumes divers et les intégrer dans un tissu ancien, vétuste et à la topographie complexe. Il ne fallut pas moins de 6 esquisses puis 4 stades successifs des plans d’exécution pour figer le projet.

 

Les travaux durèrent autant (1975/1980), émaillés de découvertes - un vestige antique à l’emplacement du monte-charge -, d’ouvrages acrobatiques et de modifications innombrables…

 

La presse européenne fut unanime pour louer le travail du Conservateur lors de l’inauguration le 29 mai 1980. Il reçut, pour cela, le Prix européen des Musées.

 

 



 

 

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