Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

L'UTILE - devise de l'Académie depuis 1760

Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 10-03-2014

5 décembre 2013

séance mensuelle de jeudi 5 décembre 2013

 

 

Communication de Mme Jeanne-Marie DEMAROLLE et M. Pierre LABRUDE

 

Un manuscrit inédit de Parmentier retrouvé dans les archives de l'Académie

 

Le bicentenaire de la mort d’Antoine-Augustin Parmentier le 17 décembre 1813 a été inscrit dans la liste des célébrations nationales au titre de 2013.Or, nous avons eu la chance de retrouver dans les archives de la Société royale des Sciences et Arts conservées à la médiathèque de Metz un mémoire de Parmentier qui était considéré comme perdu. Cette communication souhaite faire participer notre compagnie, dont Parmentier devint membre en 1781, aux manifestations de « l’Année Parmentier » qui bénéficie d’un site mis en place par l’Université ParisV –Descartes.

 

Ce mémoire autographe de quatre pages a pour titre « Observations sur la cause de la fertilité des terres ». Parmentier l’a envoyé en 1774, soit deux ans après avoir remporté le premier prix du concours organisé par l’Académie de Besançon sur le thème « Indiquer les végétaux qui pourraient suppléer en temps de disette à ceux que l’on emploie communément à la nourriture des hommes et les moyens d’y remédier ». Alors que le mémoire primé par l’Académie bisontine symbolise le rôle joué par Parmentier dans la diffusion de la pomme de terre, le mémoire envoyé à l’Académie messine ne représente qu’une production mineure dans l’œuvre immense de Parmentier, pharmacien aux Armées, chercheur, académicien, fondateur de nombreuses institutions savantes et « bienfaiteur de l’humanité ». L’intérêt de l’étude envoyée par Parmentier est, en fait,  beaucoup plus historiographique que scientifique. Avant de présenter le mémoire lui-même, tout à fait révélateur au demeurant de la pratique savante de Parmentier, nous nous attacherons à le replacer dans plusieurs contextes : celui de la vie et des travaux de Parmentier, celui de la Société royale de Metz et enfin celui des recherches de chimie agricole au XVIIIème siècle.

 

 

Communication  de Mme Laurette MICHAUX

 

A propos des monuments aux morts de Moselle (1918 - 1939)

 

Les feux de la guerre s’étaient à peine éteints en 1918 que l’Etat français prit en charge la construction de tombes, de cimetières et de monuments régimentaires sur l’ensemble de son territoire, mais il laissa chaque commune s’organiser collectivement pour rendre hommage à ses fils morts à la guerre. Les populations de Moselle se fondirent dans l’ensemble français  pour perpétuer le souvenir des leurs avec toutefois une grande originalité partagée avec l’Alsace voisine : une bonne partie d’entre eux était tombée dans les rangs allemands. L’heure était à l’apaisement et l’administration préfectorale prôna une grande sobriété tant pour les lignes que pour les inscriptions. Cette suggestion, entendue ici, le fut beaucoup moins là, d’où une grande diversité de situations avec toutefois plus d’exaltation de la paix que du nationalisme. Mais une autre originalité caractérise les monuments de Moselle : ils ne connaissent pas le principe de laïcité imposé par la loi de 1905.

Le foisonnement des initiatives a abouti à une multiplicité des réalisations étalée sur toute la période jusqu’en 1938, dans les cimetières, sur l’espace public communal et même dans les édifices religieux, dans les deux tiers des communes qui ont participé à ce grand élan du souvenir.


Mise en ligne le 10-03-2014

7 novembre 2013

Séance mensuelle du jeudi 7 novembre

 

Communication de MM. Jean-Marie ROUILLARD et Jean LAZARE, membres honoraires

 

L’hôpital militaire d’instruction, sa place dans la cité et l’Académie nationale de Metz

 

Un complexe hospitalier, pouvant accueillir de 600 à 2 000 malades ou blessés, construit en 1732, alors unique en Europe, a pendant plus d'un siècle été à Metz un établissement de soins mais aussi un foyer très actif d'enseignement et de recherche. Les auteurs, souhaitent stimuler la mémoire de leurs compatriotes et de leurs confrères en faveur de cette fondation et de nos ancêtres les médecins, apothicaires puis pharmaciens de l'Hôpital militaire d'instruction, jusqu’en 1850 Hôpital Amphithéâtre, qui, interdit d’enseigner en 1850, pour raison politique a poursuivi jusqu’en 1912 son rôle d’hôpital, puis a été remplacé par un établissement plus moderne, et plus proche de la gare dans le quartier de Plantières, l’hôpital militaire Legouest devenu lui aussi hôpital d’instruction.

Depuis l’origine de notre académie quelques uns des enseignants ou anciens élèves célèbres, fondateurs ou membres de notre académie, ont porté le titre de ‘’Bienfaiteurs de l’humanité’’. Pourtant les auteurs constatent et regrettent que l’autre école militaire de Metz, savoir l’école d’application de l’artillerie et du génie pourtant créée plus tard, en 1802 soit plus souvent citée comme fondatrice de notre académie. Sans vouloir opposer les deux écoles, celle des ‘’armes savantes et celles de la santé’’, ils souhaitent rappeler quelques éléments à la gloire de l'établissement de la Double Couronne du Fort Moselle. Cet hôpital, école de médecine, a donné la possibilité à des élèves souvent messins motivé mais peu fortunés de devenir très jeunes, aides chirurgiens ou surnuméraires ou officiers de santé et plus encore. Il a formé plus de 700 chirurgiens dont bon nombre sont morts au champ d’honneur. Tout d’abord, lorsque l’académie naissante sous la protection du maréchal de Belle Isle a jugé urgent d’offrir aux messins un enseignement public de physique et de chimie c’est l’apothicaire major Peyevieux de l’hôpital militaire qui a été le premier enseignant. Dès l’obtention des lettres patentes créant l’académie, le docteur Pierre Mangin, premier médecin de l’hôpital militaire du Roi, fur choisi pour participer au premier cercle, de même le docteur Read, spécialiste de l’ergotisme. Mais surtout un des premiers correspondants fut Antoine Louis, docteur en droit et en médecine, inventeur de la médecine légale et chargé au moment de la Convention d’améliorer l’outil qui servit aux exécutions capitales. Des chimistes de grand talent ont honorés notre compagnie : Thyrion, Du Tennetar, et bien d’autres sous l’ancien régime jusqu’à la tourmente révolutionnaire. Notre compagnie disparue en 1793 ressuscitée en 1819 a retrouvé toute son énergie grâce au chirurgien Pierre Etienne Gorcy, futur médecin chef des armées et fondateur de la Société des Sciences Médicales de la Moselle. Il a entrainé dans notre cénacle pour communiquer ou faire des cours publics des hygiénistes, des épidémiologistes, des chimistes dont nous n’avons ici la place que de citer leurs noms, Marchant, Sérullas, Gasté, Lallemand, Ibrelisle, Chaumas, Bégin, Maillot, les  Laveran père et fils, dont le fils fut prix Nobel pour la découverte de l’agent du paludisme, maladie que Maillot avait réussir à reconnaître parmi les autres fièvres intestinales et soigner par la quinine, Scoutetten, Michel Lévy, Isnard, Hénot, Langlois, Dieu, et surtout Gréllois, le médecin chef des ambulances pendant le siège de 1870. Certaine rues de Metz ou agglomération portent le nom d’académiciens médecins militaires la ville ayant souhaité les honorer, il en manque et aucune statue ne rappelle leur visage dans notre ville pourtant si riche en histoire militaire. Après la rupture due à l’annexion 70-18 l’hôpital militaire Legouest nouveau a poursuivi sa mission. Le médecin général Raymond Bolzinger a été académicien titulaire très actif, et président de notre compagnie. Les auteurs ont conclu : Nous avons l'espoir que dorénavant, au moins dans notre cénacle, le souvenir de nos ainés du Fort Moselle sera évoqué à sa juste place.

 

 

 

Communication de Mme Rosette CHONÉ, membre associé libre

 

Livres d’artistes

 

Comment trouver le mot juste qui exprime la source de cette expression graphique qui monte du plus profond de l’être ? Le livre d’artiste est un document qui relève de l’intime, de la  vision personnelle du monde. Livre unique, il est la signature autographe d’un artiste, qu’il soit peintre ou poète, architecte, sculpteur ou musicien. Ce n’est qu’au début de 1970, à la lumière de travaux de plasticiens, que le livre d’artiste est entendu comme œuvre d’art à part entière, conçu, exécuté et exposé à l’instar de ses autres productions.

 

Plus que n’importe quel ouvrage, le livre d’artiste, résultat entre une pensée originale et son expression,  crée un lien d’intimité ou un clin d’œil, entre le créateur et son lecteur. Précieux, il reste peu connu, rare et cher… au même titre qu’un tableau ou une sculpture. En aucun cas, la technique d’expression choisie, manuelle ou offset, ne crée la valeur intellectuelle du livre. Trop petit ou trop grand, trop fragile ou trop cher, en langue inusitée ou étrangère… Le maître mot c’est la liberté du livre hors normes.

 

L’avenir dira ce que la révolution numérique peut bousculer dans cette approche traditionnelle du livre.


Mise en ligne le 10-03-2014

3 octobre 2013

Séance mensuelle jeudi 3 octobre

 

Communication de M. Pierre LABRUDE avec la collaboration de M. Gilbert ROSE, membres titulaires

 

Pilâtre de Rozier, chimiste

 

François Pilatre, dit "de Rozier" est avant tout un chimiste, et c'est cette lecture un peu inhabituelle de sa courte existence (31 ans), que nous vous proposons.

Pilatre naît à Metz le 30 mars 1754. Après ses études au collège, il est pour peu de temps élève de l'hôpital-amphithéâtre. Il devient ensuite pour trois ans l'apprenti de l'apothicaire et chimiste Thyrion où il découvre la chimie et rencontre certainement Dolomieu et La Rochefoucauld. Il "monte" alors à Paris où Thyrion l'a recommandé. Il peut ainsi fréquenter les cours de chimie de Mitouart et de Sage. Dès lors la chimie devient "le centre" de son existence.

Il crée vers 1775 un cours de chimie à Paris, puis, en 1777, il devient pour peu de temps droguiste et propose à la vente des phosphates. En 1780, il est pendant six mois professeur de chimie à Reims où il enseigne la teinture. De retour dans la capitale, il crée en 1781 le Musée où il donne un cours de teinture et apprêts. Ses amis le font nommer "intendant des cabinets de physique et histoire naturelle de Monsieur" (futur Louis XVIII).

A partir de 1780 et jusqu'en 1784, il réussit à "s'introduire" à l'Académie royale des sciences où il lit ou faire lire des travaux de chimie dont il publie les textes dans le Journal de physique. Il est aussi l'auteur d'un ouvrage de physique et chimie : les Epoptides physiques.

A partir de 1783, il se consacre à l'aéronautique : les montgolfières et les charlières (ballons à hydrogène). L'hydrogène (ou "air inflammable") est produit par un procédé chimique : l'action d'un acide (le vitriol) sur un métal (la ferraille). C'est en voulant franchir la Manche à l'aide d'une aéromontgolfière de son invention : une montgolfière surmontée d'une "charlière" (du physicien Charles) qu'il se tue le 15 juin 1785 avec son collaborateur Romain. L'accident est chimique - pourtant Pilatre n'ignorait pas les dangers de "l'air inflammable"... - : une fuite d'hydrogène consécutive à une défectuosité de la soupape de la charlière, associée à des étincelles dues au frottement de sa commande sur son enveloppe et à la présence de l'oxygène de l'air, engendre un incendie limité qui perfore le ballon sustentateur supérieur, entraînant la chute de l'aérostat et la mort des deux aéronautes.  

 

  

 

 Communication de M. Pierre BRASME, membre titulaire

 

 Pierre Roland-Marcel : du commissariat de la République à Metz au commissariat général au tourisme (1919-1939)

 

Une première communication, consacrée voici quelques années à ses Carnets de guerre (1914-1918), nous avait permis de présenter l’itinéraire de Pierre Roland-Marcel (1883-1939), jeune haut-fonctionnaire, capitaine de réserve dans différents états-majors, et qui le 17 novembre 1918 avait été nommé secrétaire général du Commissariat de la République à Metz, sous les ordres de Léon Mirman.

Notre seconde communication retrace la carrière de Pierre Roland-Marcel entre son passage à Metz et sa mort en 1939. Après s’être consacré à la réintégration de la Moselle à la France, Pierre Roland-Marcel retrouve les bureaux ministériels, comme chef de cabinet de Léon Bérard, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, et la préfectorale comme sous-préfet de Péronne. À la fin de l’année 1923, il est nommé administrateur de la Bibliothèque nationale, où jusqu’en 1930 il joue un rôle éminent : il fait passer la « Nationale » du XIXe au XXe siècle, et contribue à redorer son blason.

De 1930 à 1935, Pierre Roland-Marcel est préfet du Bas-Rhin : à Strasbourg, il se voue énergiquement à la prospérité du département et au développement de l’instruction, tout en affrontant les mouvements autonomistes.

Nommé haut-commissaire au tourisme en 1937, il prépare, grâce à ses nombreuses initiatives, le développement touristique futur de la France. Affecté à sa demande dans un état-major d’armée à Colmar, il meurt brusquement à Paris le 23 novembre 1939.

 

 

 


Mise en ligne le 04-11-2013

26 septembre 2013

L'Académie en Meuse Renaissance

  Pour sa rentrée, l'Académie nationale de Metz s'est rendue dans la Meuse, à la rencontre de ses joyaux d'architecture Renaissance.     Les académiciens ont pu découvrir : le château d'Hannoncelles, le chateau de Louppy-sur-Loison, Marville, le village et son ossuaire.      

 


Mise en ligne le 12-09-2013

15 juin 2013

Les Académies du Grand Est à Dijon

 

Comme chaque année, les cinq Académies des sciences, arts et lettres du Grand Est (Alsace, Dijon, Franche-Comté, Metz, Stanislas) se sont réunies pour une séance de travail commune. En 2013, elle s'est tenue à Dijon sur le thème " Terre, Terroirs, Territoires".

 

 

 

M. Christian PAUTROT, membre de l'Académie nationale de Metz, a présenté une conférence intitulée : De la pierre de soleil aux fruits d'or, ou la géologie à l'origine des terroirs"

 

 

 

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