Académie Nationale de Metz - Sciences Arts Lettres

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Agenda des Académiciens

Mise en ligne le 06-02-2017

20 décembre 2016

Séance mensuelle de rentrée : jeudi 5 janvier 2017

Séance mensuelle 5 janvier 2017

Communications de

 

M. Jean-Éric IUNG, membre titulaire

 

1709

Nourrir la troupe ou perdre la guerre :

le service des étapes dans les Évêchés et en Lorraine.

 

A la fin du règne de Louis XIV, le service des étapes, progressivement mis en place sous le règne de Louis XIII pour nourrir les troupes en marche entre garnisons ou entre garnisons et armée en campagne, fonctionnait de manière régulière sur la base de traités conclus avec des étapiers généraux. Ce service était devenu une nécessité du fait des effectifs concernés et du poids qu’ils faisaient porter aux sujets du roi (l’armée de campagne de Louis XIV, à la fin du règne, comptait 7 fois plus d’hommes que celle de son grand-père en 1610, alors que la population du royaume n’avait pas augmenté de plus 15 à 20% en 100 ans). En lien avec les autorités locales, chargées au niveau de villages assez modestes (Maizières-lès-Vic) autant que dans les grandes villes (Metz, Verdun) du logement des gens de guerre (gîte, couvert et feu), les étapiers locaux assurent les livraisons de pain (734 g par fantassin et par jour), de viande et de boisson alcoolisée aux fantassins, cavaliers, dragons, gendarmes et à leurs officiers, selon un taux de distribution indexé sur les grades. Les régiments et bataillons entiers, les hommes isolés ou en groupes sortant de l’hôpital, les recrues et leur encadrement, les chevaux de remonte, les prisonniers de guerre et les troupes espagnoles et bavaroises alliées profitent du système, qui épargne les populations et, en temps de disette, sauve l’armée du désastre. C’est ce qui se passa en particulier en 1709, année terrible parce qu’elle suivit une année 1708 de sévère défaite militaire et de grave déficit de récolte, dont les effets furent aggravés par les deux gels successifs de janvier et février. Au moyen d’une dépense énorme, les 74 lieux d’étape permirent aux troupes de traverser le département de Metz sans rupture majeure et, en début d’année, de rétablir l’équilibre stratégique en Flandre.

 

 

 

 M. Christian PAUTROT, membre titulaire

 

 

 Les modifications climatiques du Pliocène aux temps actuels. 

 

Il est maintenant évident que la température moyenne du globe croît lentement depuis un siècle, entraînant diverses conséquences pour le moins inquiétantes pour l’humanité.

Divers moyens d’investigation sont exposés, qui ont permis de reconstituer l’évolution climatique au cours des derniers millions d’années. Il est maintenant évident que les périodes froides que nous avons subies lors des glaciations ne constituent pas la norme et que la terre a été le plus souvent beaucoup plus chaude qu’actuellement. Parmi les facteurs responsables de l’état du climat, les considérations astronomiques, l’albédo et l’effet de serre sont les plus importants et l’observation de leurs variations récentes montre que l’action anthropique est très négligeable par rapport aux variations naturelles. Si la prise de conscience récente de l’état lamentable dans lequel notre mode de vie consumériste a mis l’atmosphère et l’hydrosphère constitue les prémices d’une réaction salutaire pour la qualité de l’environnement,  il apparaît certain que l’homme, soi-disant tout puissant ne pourra en aucune manière modifier l’évolution géologique du climat à l’aube d’une période interglaciaire.


Mise en ligne le 09-01-2017

1 decembre 2016

Séance mensuelle jeudi 1er décembre

SEANCE MENSUELLE jeudi 1er décembre 2016

Communications de  :

 

 

Denis SCHAMING, membre associé libre

 

 Après la réforme territoriale :

où en est la Lorraine ? 

 

En cinq années, de 2010 à 2015, chevauchant deux quinquennats, le législateur via quelques textes fondamentaux, a profondément modifié le paysage institutionnel français.

Régions, départements, intercommunalités, pays, communes... chaque strate a vu évoluer ses compétences, voire son périmètre et son organisation.

De telles évolutions ne se réalisent pas sans interrogations majeures.

Parmi ces interrogations, celle de l'articulation entre territoires ruraux et urbains est au cœur des réflexions, le risque majeur étant que les regroupements urbains concentrent les richesses et le développement et laissent de côté les territoires les plus fragiles, en particulier les territoires ruraux.

L'objet de cette communication est de proposer un point de situation appliqué à la Lorraine sur ce bouleversement institutionnel, faussement qualifié d'étape de décentralisation.

Comment s'est constituée cette nouvelle région tout récemment baptisée Grand Est

Comment s'organisent les territoires en son sein? Que devient une Lorraine ainsi mutualisée  dans un ensemble qui représente le double de la Belgique? Comment, en particulier, sauvegarder une forme d'unité et de solidarité entre territoires lorrains face aux défis de demain ? 

Le format d'une communication ne permet pas de répondre à toutes ces questions mais 

permet de tracer des perspectives et de donner des repères pour approfondir la réflexion.

 

 

Robert FERY, membre titulaire 

 

 Chagall :

les douze fenêtres de la synagogue du Centre médical

de l’Université hébraïque Hadassah à Jérusalem.       

 

Après avoir réalisé les trois lancettes et la rosace de la seconde fenêtre du déambulatoire nord de la Cathédrale de Metz (dit vitrail blessé), Marc Chagall fut contacté par la présidente de l’Association américaine de confession israélite Hadassah pour réaliser les 12 vitraux de la synagogue du centre médical Haddassah à Jérusalem.

Chagall mit deux années pour réaliser ces 12 vitraux qui illustrent les bénédictions que fit le patriarche Jacob à ses douze enfants avant de mourir et qui se trouvent dans la Bible en Genèse 49, 1-17. Il s’inspira aussi des bénédictions de Moïse aux douze tribus avant leur entrée en Terre Promise (Deutéronome 33).

Charles Marcq qui réalisa ces vitraux à Reims écrivit : Chagall pénétrait dans la lumière et la couleur pour l’habiter, la magnifier, l’exalter. (…) Il prenait un soin méticuleux à bien reproduire les textes qui circulent à travers chaque fenêtre par souci d’exactitude et de respect pour ceux qui les liraient. » ( L’Art Sacré, Chagall, Juillet-Août 1961)


Mise en ligne le 04-11-2016

3 novembre 2016

Séance mensuelle de l'Académie jeudi 3 novembre

Séance mensuelle jeudi 3 novembre 2016

Communications de  :

 

M. Jean-Bernard LANG, membre honoraire

  

 Le Tigre et le Bienheureux;

pouvait-on sauver la Cacanie ?

Réflexions sur l'identité des nations.

 

Parmi les bouleversements qui ont émaillé la fin de la Grande Guerre, figure incontestablement l’éclatement et la disparition du vénérable empire d’Autriche-Hongrie. Surtout pendant l’entre-deux guerres, le débat fut particulièrement vif quant aux responsabilités qui, de l’intérieur ou de l’extérieur de l’Empire, conduisirent à cet anéantissement. Récemment encore, un historien d’origine hongroise a publié un livre pour prouver que l’empire des Habsbourg n’était pas mort de mort naturelle mais avait été assassiné. Qu’en est-il, doit-on incriminer Clémenceau qui aurait été l’assassin par anticléricalisme ? Le jeune empereur Charles Ier, béatifié après sa mort précoce, fut-il particulièrement maladroit ? Ou bien la mort de l’Empire était-elle aussi inévitable qu’une émulsion d’huile et d’eau qui, tôt ou tard, finira par se scinder ? C’est-ce que l’on tentera, modestement, de comprendre.

  

 

M. Philippe WALTER, membre associé libre

 

 

La tiffenotte,

figure traditionnelle du folklore messin.

 

On reconnaît dans la tiffenotte une figure traditionnelle des Douze Jours (entre Noël et l’Epiphanie). L’étymologie du nom conduit vers l’explication mythique de cette créature. Si elle porte le nom de l’Epiphanie, c’est parce qu’elle porte l’empreinte de cette période riche en traditions, non seulement en Lorraine mais dans toute l’Europe. Tiffenotte est à rapprocher du terme dialectal lorrain tufenote rappelant le « barbouillage » rituel qui se produit autour de l’Epiphanie et pendant Carnaval (les Keulos de Failly). Liée au temps calendaire, la fée surveille les phases et transitions du temps saisonnier. Elle a aussi tout pouvoir sur les humains dont elle détermine, étymologiquement, les destinées (fata). François Villon offre un témoignage précieux sur quelques fées lotharingiennes en nous livrant leurs noms et en y associant même la figure de Jeanne d’Arc. Les historiens de la Pucelle seraient peut-être inspirés de se souvenir de cette interférence mythique. Ainsi, les fées ont une histoire, sans doute moins prestigieuse que la grande, mais tout aussi capitale parce qu’elle se confond avec la longue mémoire des simples gens.

(L’article sera publié dans les Mémoires sous le titre suivant : « La tiffenotte, fée de l’Epiphanie en pays messin »)

 


Mise en ligne le 27-10-2016

13 octobre 2016

Séance mensuelle de rentrée 13 octobre 2016

SEANCE MENSUELLE de RENTREE 13 octobre 2016

Ière séance de l'année académique 2016 - 2017

 

Communications de  :

 

M. Yves LEDURE, membre titulaire

 

  De la finitude comme condition de la vie humaine.

 

Penser la finitude exige un effort de discernement car personne n’a une expérience directe de la mort. Ce que confirme Epicure quand il écrit dans ses Maximes « La mort rien pour nous ». Aucun pont ne relie l’univers des vivants à celui des morts. La finitude reste donc une interrogation majeure qu’il revient à la philosophie de prendre en charge. Pour Platon, l’occupation première du philosophe et d’apprendre à mourir c’est-à-dire de séparer ce qui relève du corps ou de l’âme. Cette tâche est sagesse de vie. Le christianisme naissant se glisse dans ce filon philosophique et l’argumente théologiquement en identifiant le divin au logos. Nous avons ici le socle de la culture humaniste occidentale.

La modernité, en récusant le postulat transcendantal, s’affranchit de cette problématique et se retrouve en porte à faux face à la finitude. Car l’affirmation de la vie comme un absolu, comme le fait Nietzsche, n’efface pas pour autant la finitude. Le transhumanisme propose une nouvelle requalification de la condition mortelle. Grâce aux technologies NBIC il espère « augmenter » le potentiel vital pour faire reculer vieillissement et mort. Le projet thérapeutique risque, de ce fait, de devenir idéologie « d’une vie sans fin » Nul doute que ce projet deviendra une occupation prioritaire de la philosophie des prochaines  décennies pour se demander si le transhumanisme est réellement un humanisme ?

 

 

 

 

 

M. Pierre BRASME, membre titulaire

 

  Où en est l'historiographie de la Révolution française à Metz ?

 Bilan et perspectives.

 

Pendant longtemps, jusqu’au milieu du XXe siècle, la Révolution française à Metz a souffert, par rapport à d’autres régions, d’un important déficit historiographique. Mis à part quelques études dues à des érudits locaux, ecclésiastiques ou archivistes, parmi lesquelles l’incontournable Bibliographie analytique de l’histoire de Metz pendant la Révolution, de René Paquet d’Hauteroche (1926), la période révolutionnaire n’a guère attiré les historiens. La destruction d’une grande partie des archives révolutionnaires mosellanes en 1944 n’a rien fait pour encourager la recherche.

Avec le travail de Zlotan-Etienne Harsany, membre de l’Académie nationale de Metz, qui entre 1956 et 1964 travaille sur la période 1789-1792, le mouvement semble s’enclencher. Le tournant se situe à partir de la décennie 1970-1980, et s’amplifie avec le Bicentenaire de la Révolution en 1989 : les études se multiplient, aussi bien dans le cadre de travaux de recherches d’étudiants de l’Université de Metz que par l’intermédiaire des revues savantes (Mémoires de l’Académie, Cahiers lorrains…) et les travaux menés par des enseignants dans les services d’archives à destination des écoles.

Aujourd’hui, ces nombreux travaux forment un solide corpus qui touche l’ensemble des aspects de la période révolutionnaire, et permettent d’envisager un important travail de synthèse, c’est-à-dire une histoire complète de la Révolution à Metz.


Mise en ligne le 10-10-2016

22 septembre 2016

Sortie d'automne de l'Académie

Sur les pas de Ligier Richier en empruntant la Voie Sacrée.

 

 

 

La journée organisée par Marie-Antoinette KUHN  et Jean-Claude LAPARRA

 nous menera


sur les pas de LIGIER - RICHIER

 

de Bar-le-Duc à Saint-Mihiel et Hattonchâtel


en empruntant la Voie Sacrée.

 

Rencontre avec J.B. Keune


 

 

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